Carlos Alcaraz : «Je mène la vie dont j’ai toujours rêvé. Mais parfois, j’aimerais pouvoir me comporter comme n’importe quel mec de mon âge»

Carlos Alcaraz : «Je mène la vie dont j’ai toujours rêvé. Mais parfois, j’aimerais pouvoir me comporter comme n’importe quel mec de mon âge»

Carlos Alcaraz : «Je mène la vie dont j’ai toujours rêvé. Mais parfois, j’aimerais pouvoir me comporter comme n’importe quel mec de mon âge»

«J’ai l’habitude, glisse Carlos Alcaraz avec un sourire enjôleur. Je me suis déjà retrouvé au sol sur la terre battue, ça n’a rien d’inédit pour moi ! » Le voilà donc qui se roule pour nous sur la terre ocre, mais cette fois-ci, pas pour un match. La brique pilée se retrouve sur son visage, se fixe sur ses épais sourcils, au-dessus des lèvres. Une fine poussière saupoudre sa barbe fraîchement taillée et ses cheveux, plus longs que d’ordinaire, un rien ébouriffés. Les vêtements sont maculés, du débardeur Louis Vuitton qu’il laisse parfois remonter sur ses abdos saillants, à son short de sport Nike, laissant entrevoir sa marque de bronzage, et jusqu’à sa Rolex personnelle. Comme beaucoup d’athlètes de son envergure, Carlos Alcaraz est lié à chacun de ces équipementiers par de très lucratifs contrats. Dans le monde de la mode, il ne fait pas exactement figure d’icône, mais tout le monde s’accorde à dire qu’il a un goût très sûr, comme en témoignent ses tenues de court fluo ou sa collection de baskets de plus de trois cents paires ; des articles qu’il sait porter avec classe. Nous sommes à la veille de son premier match pour l’Open de Miami, et l’Espagnol, qui a fêté ses 23 ans au début du mois de mai, nous a accordé un peu de sa matinée pour une séance photo et une interview. Avant qu’il ne débarque aux côtés de son redoutable manager, Albert Molina, la fébrilité est palpable ; le timing est serré. Mais aussitôt qu’il apparaît, toute inquiétude se dissipe. Car le champion est toujours partant. Je savais déjà sa réputation de gentleman du circuit : on raconte – et des vidéos en attestent – qu’il balaie lui-même les courts en terre battue après ses entraînements, qu’il salue toujours chaleureusement les membres du staff et ses adversaires. N’empêche, je ne m’attendais pas à une gentillesse si désarmante, encore moins de la part d’un joueur aussi combatif sur les courts. Lorsque ses fans l’encouragent depuis les gradins, Alcaraz porte la main à son oreille pour les inciter à donner de la voix. Plein d’aisance, entre deux services, il souffle, grogne, frappe son cordage du pied. Son aplomb est amplement justifié : le jour où nous nous rencontrons, il trône au sommet du classement ATP. Dans les tribunes, les stars se pressent pour le voir jouer. Le réalisateur de cinéma Spike Lee, la chanteuse Dua Lipa, David Beckham, ou le champion de golf Rory McIlroy font partie de ses plus fervents supporters. Avec Jannik Sinner, il forme l’une des deux moitiés de « Sincaraz », sobriquet inventé par les fans pour qualifier ce tandem qui se dispute chaque semaine la première place au sommet du tennis mondial. Deux rivaux salué comme la relève sur les courts, après des années de domination du « Big Three » – Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic. En février dernier, en Australie, l’Espagnol est même devenu le plus jeune tennisman à gagner un titre sur les quatre surfaces des tournois du Grand Chelem. Novak Djokovic, dont il a triomphé lors de la finale de Melbo…


Source: Vanity Fair

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