Développement de l’IA en Afrique : Le REFRAM et le RIARC s’unissent…
Développement de l’IA en Afrique : Le REFRAM et le RIARC s’unissent…
Réunis autour d’une vision commune, le Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM) et le Réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC) ont adopté un Cadre commun de référence sur la régulation des systèmes d’Intelligence artificielle dans le secteur de la communication audiovisuelle et numérique. L’information a été rendue publique à travers un communiqué signé par la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) de Côte d’Ivoire. Cette initiative intervient dans un contexte où l’essor fulgurant de l’IA transforme profondément les modes de production, de diffusion et de consommation des contenus médiatiques à travers le monde. Selon le communiqué, l’adoption de ce texte traduit « une volonté politique forte » des deux Réseaux de doter les États et les autorités de régulation d’un outil stratégique d’encadrement des usages de l’intelligence artificielle. L’ambition affichée est de concilier le développement de l’innovation technologique avec la protection des libertés fondamentales, du pluralisme de l’information et des droits des citoyens. Le cadre adopté repose sur plusieurs priorités. Il prévoit notamment d’assurer la transparence des contenus générés ou modifiés par des algorithmes, de lutter contre la désinformation et les deepfakes, de protéger les données personnelles des utilisateurs et de préserver les droits de propriété intellectuelle ainsi que la rémunération des créateurs de contenus. Les régulateurs africains et francophones entendent également défendre la souveraineté numérique culturelle. Celle-ci vise notamment à préserver la diversité des langues, des récits et des patrimoines culturels face aux risques d’uniformisation induits par les grands modèles de langage et les plateformes mondiales. Le document insiste sur plusieurs principes éthiques jugés non négociables. Il stipule que « les algorithmes ne doivent pas dicter le traitement de l’information » et que « les choix éditoriaux doivent impérativement rester sous le contrôle et la responsabilité de professionnels formés ». Ce communiqué a également précisé que le public doit conserver la maîtrise de sa consommation de contenus et que les systèmes d’IA ne doivent en aucun cas reproduire ou amplifier des discriminations fondées sur le genre, l’origine ou les convictions. Le Cadre commun innove également en renforçant la protection de la création intellectuelle et artistique. Il consacre le droit des créateurs à être informés et à consentir à l’utilisation de leurs œuvres par les systèmes d’IA, tout en posant le principe d’une rémunération équitable. Une attention particulière est accordée à la protection des données biométriques. Et ce, avec la voix, le visage et l’image, considérés comme des prolongements directs de l’identité humaine. En s’accordant sur ces principes, le REFRAM et le RIARC posent ainsi les premiers jalons d’une régulation concertée de l’intelligence artificielle dans le secteur de la communication audiovisuelle et numé…
Source: L’avenir Côte d’ivoire
