Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a démissionné
Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a démissionné
C’était attendu. Keir Starmer a annoncé sa démission ce matin, le 22 juin 2026. Moins de deux ans après sa prise de fonction en tant que premier ministre du Royaume-Uni, il a finalement cédé aux appels à démissionner de son propre parti. C’est les yeux mouillés, la voix chevrotante et le visage pâle que Keir Starmer a annoncé à la télévision nationale qu’il renonçait à être le chef du gouvernement britannique. Il était devenu largement impopulaire, et ce, même au sein de son parti, Labour. « La question que mon parti se pose aujourd’hui est de savoir si je suis le mieux placé pour nous mener aux prochaines élections législatives. J’ai pris connaissance de la réponse de mon groupe parlementaire à cette question et j’accepte cette réponse », a-t-il déclaré. Contesté depuis des mois au sein du parti travailliste britannique, Keir Starmer avait vu sa popularité baisser à la suite de la démission de son ministre de la Défense et de son secrétaire d’État aux Armées le 11 juin dernier. En outre, le mandat du premier ministre avait été quelque peu entaché par les scandales : de la nomination au poste d’ambassadeur à Washington de Peter Mandelson – pourtant cité à multiples reprises dans les documents Epstein – aux cadeaux à plusieurs milliers de livres qu’il recevait, Keir Starmer dérangeait. Pour ne rien arranger, l’adversaire notoire de Starmer au sein du parti, Andy Burnham, a été élu au Parlement britannique vendredi dernier. Même Wes Streeting, qu’on pensait pourtant aussi aspirant au titre, s’est rangé derrière le maire du Grand Manchester en lui apportant son soutien sur X. « Nous pouvons retrousser nos manches et l’aider à mettre en œuvre le changement dont notre parti et notre pays ont besoin. C’est le choix que je fais, et j’espère que tout le monde soutiendra aussi Andy », a-t-il écrit en réponse à l’annonce de la candidature de Burnham. Tandis que Keir Starmer annonçait avoir parlé au roi Charles III le matin même « pour l’informer de [sa] décision » et vouloir demander « au comité exécutif national du Parti travailliste d’établir un calendrier prévoyant l’ouverture des candidatures le 9 juillet, et leur clôture avant la fin de la pause estivale », Andy Burnham se préparait à monter dans son train en direction de Londres. Le maire de la troisième plus grande ville du Royaume-Uni a été officiellement investi au Parlement britannique et peut enfin prétendre à la direction du parti travailliste. Toutes les chances semblent être de son côté. S’il est élu, Andy Burnham sera le septième premier ministre que le Royaume-Uni connaît en seulement dix ans.
Source: Vanity Fair
