Polémique Shein : 7 magasins Galeries Lafayette « vont devenir des BHV »
Polémique Shein : 7 magasins Galeries Lafayette « vont devenir des BHV »
C’est un énième rebondissement dans la grande polémique qui anime le débat public depuis quelques semaines maintenant. Alors que le géant de l’ultra fast-fashion Shein prend ses quartiers au 6ème étage du BHV à compter d’aujourd’hui, le groupe Galeries Lafayette refuse qu’il en soit de même pour les 7 enseignes portant son nom en province et dont la gestion est assurée depuis 4 ans par la Société des Grands Magasins. Les deux entreprises ont donc annoncé ce 4 novembre mettre un terme à leur partenariat. Dans un communiqué publié hier, ils affirment s’être « mis d’accord pour mettre fin aux contrats d’affiliation qui les liaient depuis 2021 pour les sept magasins détenus et exploités sous enseigne Galeries Lafayette par le groupe SGM » à Angers, Dijon, Grenoble, Le Mans, Limoges, Orléans et Reims. Il est également précisé que leur collaboration « prendra fin au cours des prochaines semaines, selon un calendrier en cours d’ajustement » et devrait entraîner « le retrait de l’enseigne Galeries Lafayette et permettra au groupe SGM d’exploiter ces magasins sous une nouvelle identité, qui sera dévoilée prochainement ». Frédéric Merlin, le président de la SGM a par la suite précisé sur Instagram que les boutiques en question « vont devenir des BHV », le nom de la marque du Bazar de l’Hôtel de Ville dont il a racheté les fonds de commerce aux Galeries Lafayette en 2023. Cette annonce intervient la veille de l’ouverture de la première boutique Shein pérenne au BHV du Marais, qui avait lieu aujourd’hui à la mi-journée. Elle succède au départ de plusieurs marques telles que Agnès b. ou A.P.C qui étaient installées depuis longtemps au Bazar de l’Hôtel de Ville mais également à une grève des salariés du magasin qui dénoncent la venue du géant chinois. Le gouvernement avait également pris la parole à ce sujet en évoquant « un mauvais signal » à « éviter ». Le terrible impact environnemental de l’entreprise — qui commercialise plus d’une dizaine de milliers de références chaque jour à très bas coûts — est au cœur de la controverse. Mais d’autres sujets gravitent autour de celui-ci, notamment les questions de concurrence déloyale qu’engendreraient l’installation du corner dédié à Shein ou encore les conditions de travail et pratiques honteuses exercées par l’entreprise. La polémique des poupées En début de semaine, la polémique déjà brûlante concernant le géant chinois a été ravivée puisqu’il fait depuis lundi, l’objet d’une enquête en France suite à la mise en vente de poupées à caractères pédopornographiques. Roland Lescure, le ministre de l’Economie, a menacé de faire interdire Shein en cas de récidive. Le communiqué de la DGCCRF rappelle que « la diffusion, via un réseau de communications électroniques, de représentations à caractère pédopornographique, est passible de peines pouvant aller jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende ». Ce matin, des centaines de clients se sont rendus — dans une totale indifférence — au BHV du Marais, à Paris, po…
Source: Vanity Fair
