CRIEF : Ahmed Kanté et son avocat contestent les accusations d’escroquerie de faux et usage de faux

CRIEF : Ahmed Kanté et son avocat contestent les accusations d’escroquerie de faux et usage de faux

CRIEF : Ahmed Kanté et son avocat contestent les accusations d’escroquerie de faux et usage de faux

Ahmed Kanté et son avocat, Me Aboubacar Sidiki Kanté, ont comparu ce lundi 22 juin 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) pour répondre à des accusations d’escroquerie, de faux, d’usage de faux et de complicité. À la barre, les deux prévenus ont rejeté les faits qui leur sont reprochés. Le parquet leur reproche notamment d’avoir utilisé des procédés frauduleux pour obtenir l’ordonnance n°086 dans le cadre d’un contentieux commercial. L’affaire trouve son origine dans un litige portant sur des parts sociales opposant Ahmed Kanté aux héritiers de feu Claude Lorcy représentés par Fatoumata Binta Dramé devant le tribunal de commerce. Selon les éléments du dossier, une ordonnance avait été rendue avant l’examen du fond de l’affaire. Parallèlement à cette procédure, les héritiers de feu Claude Lorcy ont saisi la CRIEF en dénonçant des faits de faux et usage de faux en écritures et abus de confiance qui portaient notamment sur les actes de modification d’attribution de part sociale dans les différentes sociétés. Ahmed Kanté a reconnu que c’est la même affaire qui était en cours au tribunal du commerce. À la suite de cette plainte, le procureur spécial d’alors a ouvert une information judiciaire contre lui. Entendue le 22 avril 2025, Fatoumata Binta Dramé, représentante des plaignants, a affirmé être à l’origine de la plainte visant Ahmed Kanté et GIC pour des faits présumés de faux et usage de faux en écritures publiques et abus de confiance relatifs à des parts sociales évaluées à 75 millions de dollars représentant la valeur des actions de GIC au départ. Toutefois, le 24 avril 2025, la chambre de l’instruction a pris une ordonnance de non-inculpation en faveur d’Ahmed Kanté, en se fondant sur les pièces qui lui ont été produites par Ahmed Kanté et son conseil, notamment l’ordonnance n°086 du 17 mars 2025 rendue par le président du tribunal de commerce. Concernant les accusations de faux et usage de faux, Ahmed Kanté a déclaré n’avoir bénéficié d’aucune assistance irrégulière de la part de Me Aboubacar Sidiki Kanté. Il a martelé que l’ordonnance de non inculpation du juge d’instruction n’a pas été du tout de manière frauduleuse. À son tour, le second prévenu, Me Aboubacar Sidiki Kanté, a expliqué qu’il était intervenu en qualité d’avocat des sociétés GIC SARL, AGB2A-GIC SA et AGB2A SA, conformément à son serment professionnel. Il a indiqué avoir introduit une requête devant le tribunal de commerce, qui a finalement fait droit à sa demande. Selon Me Kanté, cette initiative visait à permettre aux sociétés minières d’Ahmed Kanté d’échapper aux effets de la suspension de leurs activités, laquelle résultait, selon lui, d’un certain nombre d’amalgames liés à une autre procédure visant la personne physique d’Ahmed Kanté. L’avocat a également soutenu que les documents ayant servi de fondement à l’obtention de l’ordonnance litigieuse n’ont jamais fait l’objet d’une contestation pour faux. P…


Source: Mosaïque Guinée

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