Famille décimée aux Etats-Unis : Comment Cheikh Dièye a « piégé » ses propres parents dans le feu
Famille décimée aux Etats-Unis : Comment Cheikh Dièye a « piégé » ses propres parents dans le feu
Famille décimée aux Etats-Unis : Comment Cheikh Dièye a « piégé » ses propres parents dans le feu Comme l’a rapporté L’Observateur, les enquêteurs américains l’ont confirmé : l’incendie qui a ravagé, le 18 novembre, la maison des Dièye à Columbus, Ohio, était d’origine criminelle. Et selon les premiers éléments, c’est Cheikh Dièye, 25 ans, qui aurait déclenché le brasier fatal ayant emporté ses parents et lui-même. Dans la communauté sénégalaise, l’effroi se mêle à l’incompréhension. Comment ce jeune homme calme, sans histoire apparente, a-t-il pu franchir un seuil aussi radical ? Criminologues et psychologues tentent de reconstituer, comme l’écrit également L’Observateur, la mécanique invisible qui mène parfois un individu au point de rupture absolu. Son geste laisse sans voix. Il choque, bouscule, et ouvre une brèche dans l’imaginaire populaire. À Columbus, Cheikh Dièye aurait sciemment provoqué l’incendie qui a consumé toute sa famille. L’information, révélée par la chaîne américaine ABC 6 puis relayée par L’Observateur, a balayé les derniers doutes : le feu était criminel. Et l’auteur présumé n’était autre que l’un des occupants de la maison de Reynoldsburg. Rien, pour ses proches, ne laissait présager un passage à l’acte aussi extrême. Cheikh était décrit comme un jeune homme discret, posé, sans histoire. Pourtant, en quelques minutes, son geste a scellé un destin tragique. Ses parents, Safiétou Diop, 57 ans, et Mame Khaly Dièye, 63 ans, ont péri avec lui dans les flammes. Jeudi, la publication d’une vidéo issue d’une caméra-piéton de la police a ravivé le choc : elle montre l’ampleur du chaos auquel les premiers intervenants ont fait face. Le souffle des flammes, les cris, les silhouettes affolées… Les images ne laissent aucun doute : la famille a vécu un huis clos effroyable. Désormais, une question s’impose, brutale et incontournable : qu’est-ce qui peut pousser un fils à précipiter les siens dans un tel abîme ? Khali Niang, criminologue : « Un geste pareil ne surgit jamais du néant » Interrogé par L’Observateur, le criminologue Khali Niang estime qu’aucun acte de cette ampleur n’est purement spontané. Il résulte souvent d’une constellation de fragilités qui, mises bout à bout, créent un terrain fertile pour la rupture. « D’abord, explique-t-il, l’isolement joue un rôle majeur. Lorsqu’on vit loin de ses repères sociaux et familiaux, certaines failles passent inaperçues. L’expatriation expose à des fragilités que personne ne voit. » S’ajoute la souffrance psychique, silencieuse, insidieuse. « Beaucoup de ruptures psychologiques se construisent dans le silence. Ce sont des souffrances invisibles, qui s’accumulent lentement jusqu’à provoquer une perte d’équilibre intérieure. » Il évoque également les pressions quotidiennes — familiales, sociales, professionnelles — qui peuvent miner quelqu’un sans que son entourage n’en perçoive l’ampleur. « Quand les tensions ne sont pas accompagnées, elles créent un terrain propice à la perte de contrôle. …
Source: Senenews
