Le gouvernement clarifie sa position concernant les rapports d’audit et réaffirme son engagement en matière de responsabilité.
La déclaration publique publiée par le Centre Edward Francis Small pour les droits et la justice (EFSCRJ), alléguant que la réaction des ministres aux commentaires et publications du centre, ainsi qu’à la propagande antigouvernementale et aux partis d’opposition, constitue une tentative de discréditer l’auditeur et les rapports d’audit, est totalement fausse et sans fondement. Le gouvernement a sollicité et obtenu l’autorisation de publier les rapports de l’auditeur avant le débat prévu par la Commission des finances publiques et des comptes (FPAC). Depuis un certain temps, de soi-disant militants et des commentateurs partiaux inondent les réseaux sociaux de publications trompeuses et calculées visant à induire le public en erreur et à le désinformer au sujet de ces rapports.
Nous tenons à souligner les points importants suivants :
1. Nous respectons pleinement l’indépendance du Bureau national d’audit (NAO) et la procédure régulière telle qu’établie par la Constitution de 1997 et la loi de 2015 sur le Bureau national d’audit. Le gouvernement reconnaît qu’une fois les rapports d’audit soumis, l’étape suivante est leur examen par l’Assemblée nationale, et plus particulièrement par la Commission des comptes publics (PAC) et la Commission des entreprises publiques (PEC), au moyen d’audiences publiques et de procédures légales. Le gouvernement, comme toujours, coopérera pleinement avec la FPAC et fournira les réponses de la direction et la documentation requises. 2. Affirmer que la communication publique visant à corriger les fausses informations constitue une « ingérence » est une erreur. Les ministres et les hauts fonctionnaires ont le devoir d’informer le public, de corriger les inexactitudes et d’expliquer la position du gouvernement, en particulier lorsque les commentaires préliminaires sur les conclusions d’audit peuvent être incomplets ou mal interprétés. Les clarifications publiques des ministres ne se substituent pas à l’examen de l’Assemblée ni ne le préemptent ; elles le complètent en veillant à ce que les citoyens soient correctement informés pendant que le processus parlementaire suit son cours. Cela est conforme à la politique de transparence du gouvernement en matière de communication et aux clarifications antérieures concernant les questions liées aux audits.
3. Suite des événements : Le gouvernement coopérera avec le PAC/PEC, soumettra ses réponses de gestion et comparaîtra devant les commissions conformément à ses obligations de reddition de comptes. Courriel : info@moin.gov.gm X : @info_Ministry_ Site web : moin.gov.gm Facebook : @Ministry of information media and Broadcasting Services Lorsque le PAC/PEC confirmera les observations d’audit et adoptera des résolutions spécifiques, le gouvernement mettra en œuvre des mesures correctives, notamment l’amélioration des contrôles internes, le recouvrement de toute perte avérée de fonds publics et des poursuites judiciaires par les voies légales.
Le pouvoir exécutif félicite les auditeurs pour le travail exceptionnel accompli et s’engage à continuer de les soutenir et de collaborer avec eux afin de renforcer la préparation aux audits au sein de tous les ministères et organismes, notamment en matière de formation, de tenue des registres et de soumission des comptes dans les délais impartis, conformément à la loi sur le Bureau national d’audit et aux normes internationales d’audit du secteur public. Démentir les allégations trompeuses et lutter contre la désinformation ne saurait en aucun cas entraver, influencer ou compromettre le processus parlementaire ou les fonctions légales du Vérificateur général. Communiquer publiquement tout en se référant explicitement au PAC/PEC est un exercice légitime du devoir du gouvernement de corriger les fausses impressions et de rétablir la vérité auprès du public. Nous exhortons donc toutes les parties prenantes, y compris la société civile, à laisser l’Assemblée nationale mener son examen et à s’abstenir de préjuger des résultats ou d’attribuer des motifs aux institutions en l’absence de preuves.
Le gouvernement réaffirme son engagement à garantir la reddition de comptes, tout en assumant sa responsabilité de communiquer de manière claire et transparente avec le peuple gambien.
Source: Foroyaa Gambia
