Harris Dickinson: «AprèsBabygirl, j’ai reçu des commentaires profondément inappropriés de la part de femmes d’âge mûr»

Harris Dickinson: «AprèsBabygirl, j’ai reçu des commentaires profondément inappropriés de la part de femmes d’âge mûr»

Harris Dickinson: «AprèsBabygirl, j’ai reçu des commentaires profondément inappropriés de la part de femmes d’âge mûr»

Harris Dickinson revient tout juste de Liverpool, où il se prépare à incarner John Lennon. Le visage encore juvénile à 29 ans, l’acteur est un habitué des défis intimidants : jouer les dominateurs face à Nicole Kidman dans le torride Babygirl l’an dernier ; rejouer l’enlèvement choquant de John Paul Getty III dans la série Trust ; ou encore s’entraîner avec un catcheur professionnel pour Iron Claw. Mais la préparation de la série de biopics consacrés aux Beatles par Sam Mendes se révèle d’une ampleur inédite : « Je n’ai jamais passé autant de temps avec un personnage en amont d’un tournage. » Pour le rôle, il s’est perfectionné à la guitare, a compulsé des montagnes d’archives, rencontré le vrai Paul McCartney et noué des liens avec ses futurs partenaires de scène : Paul Mescal (McCartney), Barry Keoghan (Ringo Starr) et Joseph Quinn (George Harrison). Demeure malgré tout une part de Lennon lui paraît encore inatteignable : « C’était un type si énigmatique, si complexe. Je ne sais pas si je le comprendrai jamais totalement. Mais c’est très bien comme ça. » À l’écran, Harris s’est déjà mesuré à des pointures comme Angelina Jolie (Maléfique : Le Pouvoir du Mal) ou Ralph Fiennes (The King’s Man : Première Mission). En privé, pourtant, il se montre d’une timidité désarmante. Lorsque Sans Filtre, la Palme d’or 2022 qui a changé sa vie, et Urchin, son premier long métrage en tant que réalisateur, ont reçu des standing ovations au Festival de Cannes, il s’est senti « franchement mal à l’aise ». Après avoir quitté l’école à 16 ans, le jeune acteur a multiplié les petits boulots pas très glamour (ramasser des déchets, plier des vêtements, travailler dans ce qu’il a un jour décrit comme « un hôtel vraiment miteux ») entre deux castings, tout en postant ses premières expériences dans la mise en scène sur l’ancienne plateforme de vidéos Vine. Voir une salle en smoking et robes du soir se lever pour l’applaudir lui paraît toujours un peu absurde. « Imaginez la gêne qu’on ressent quand on vous chante Joyeux anniversaire… mais multipliée par cent. Bien sûr, c’est un indicateur que les gens aiment ton film, donc c’est chouette. Mais ça met mal à l’aise. » Il est si modeste qu’il a même demandé à sa mère d’arrêter d’envoyer dans le groupe de discussion familial les critiques élogieuses le concernant. Harris a grandi avec une mère coiffeuse qui recevait ses clientes dans la cuisine de leur maison de l’Est londonien, où il vivait avec ses trois grandes sœurs. « Ma routine quotidienne, c’était descendre et tomber tout de suite sur une vieille dame, racontait-il cette année au Hollywood Reporter. Elles me connaissaient toutes depuis toujours, donc je débarquais en sous-vêtements en lançant : “Comment ça va, Susan ?” » Comme Lennon, Harris Dickinson semble légèrement insaisissable. Il parle avec calme, hésitation parfois, ponctuant ses réponses d’un humour pince-sans-rire et d’un demi-sourire. Quand je lui demande s’il utilise consciemment son charme, il répond : « Ou…


Source: Vanity Fair

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