Jonathan Bailey, Austin Butler, Michael B. Jordan (et bien d’autres), les nouveaux princes de Hollywood

Jonathan Bailey, Austin Butler, Michael B. Jordan (et bien d’autres), les nouveaux princes de Hollywood

Jonathan Bailey, Austin Butler, Michael B. Jordan (et bien d’autres), les nouveaux princes de Hollywood

À la grande époque de Hollywood, les studios façonnaient de véritables dieux à partir de simples hommes, et tant pis s’il fallait masquer leurs failles. Aujourd’hui, affirme Ottessa Moshfegh, l’ère des divinités intouchables du grand écran est derrière nous. Vanity Fair vous présente une génération d’acteurs d’un genre nouveau, presque abordables, séduisants par leur authenticité. Dans Les Infiltrés, le film de Martin Scorsese de 2006, une scène en particulier pourrait être isolée comme un point de bascule dans l’histoire de la masculinité à l’écran. Leonardo DiCaprio y incarne Billy Costigan, un flic infiltré dans la pègre de Boston. Il est mince mais solide, impulsif mais élégant, les traits tirés, épuisé, il est aussi le plus intelligent de tous. Ce qui l’anime n’est pas un irrépressible instinct de vaincre ou de faire le bien. Non, pour lui, c’est personnel. Comme beaucoup d’entre nous, son moteur, ce sont les séquelles de ses propres traumatismes. En cours de route, durant le film, il va se perdre, submergé, sa véritable identité menacée d’effacement total. Cherchant refuge, il court sous la pluie jusqu’à l’appartement de Madolyn Madden, la psychiatre incarnée par une Vera Farmiga lumineuse. Billy ne peut pas lui révéler sa véritable identité. Alors son corps parle pour lui. Il garde ses distances, tendu, solitaire, ébranlé, à la dérive. Madolyn lui prépare une tasse de thé, puis l’observe, troublée. « Je dois dire que votre vulnérabilité me fait vraiment flipper, souffle-t-elle. Elle est réelle ? » Billy prend une seconde pour chercher la réponse au plus profond de lui, avant de lâcher : « Je pense que oui. » DiCaprio s’entend répondre avec une douceur inattendue, comme s’il découvrait lui-même la vérité. Nous avons alors la certitude d’avoir devant nous celui qu’il est véritablement. Nous reconnaissons, instinctivement, une vulnérabilité qui n’est pas feinte. Et c’est elle qui pousse Billy vers Madolyn, son corps se déplaçant lentement, avec une précision sèche, jusque dans la cuisine. Lorsqu’ils s’embrassent, on manque défaillir. C’est bien plus qu’un simple baiser : Billy vient de donner naissance à un nouvel archétype cinématographique, le prototype de la star masculine qui allait s’imposer ces dernières années. Bienvenue dans l’ère de l’« Internet boyfriend », ou le chouchou d’Internet. L’expression n’est pas dénuée d’une pointe de second degré, mais le phénomène n’en reste pas moins profondément inscrit dans notre inconscient. Les acteurs de premier plan contemporains ne sont plus des idoles inatteignables. Ils semblent bien réels, ou presque. Des êtres hors normes, flottant à quelques centimètres de notre portée. Ils restent bien sûr de purs objets de fantasme, mais parés des atours du simple « boyfriend » : accessible, doux, vulnérable et immanquablement humain. Il ne nous suffit plus de les voir jouer, simples acteurs sur nos écrans. On veut tout savoir d’eux, ce qu’ils ressentent, ce qui les fait vibrer. On se passionne pour leurs…


Source: Vanity Fair

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