NAWEC MD Reveals Electricity Revenue, Pushes for Solar Expansion

NAWEC MD Reveals Electricity Revenue, Pushes for Solar Expansion

Le directeur général de la Compagnie nationale d’eau et d’électricité (NAWEC), M. Gallo Saidy, a révélé que l’entreprise dépense en moyenne six cents millions de dalasis gambiens (600 millions de D) par mois, tout en générant environ 646 millions de D grâce à la vente d’électricité. M. Saidy a fait ces révélations lors d’un entretien accordé à Foroyaa mardi.

« Les ventes d’électricité s’élèvent en moyenne à 646 millions de D par mois, tandis que le coût total d’achat d’électricité est de 480 millions de D, auxquels s’ajoutent 120 millions de D de frais divers mensuels », a expliqué M. Saidy.

M. Saidy a souligné que l’augmentation du recours à l’énergie solaire pourrait réduire considérablement les coûts d’exploitation, notamment les dépenses en carburant.

« Plus nous utilisons l’énergie solaire, mieux c’est. Avec un bon système solaire, on n’a plus besoin d’acheter de carburant. C’est plus facile à gérer et c’est une source d’énergie moins chère », a-t-il déclaré.

Il a toutefois mis en évidence certaines difficultés liées à l’énergie solaire, en particulier le soir et pendant la saison des pluies, lorsque l’ensoleillement est faible.

« Le seul inconvénient se présente le soir et pendant la saison des pluies, lorsqu’il fait très nuageux et qu’il pleut pendant un, deux ou trois jours. On ne bénéficie pas d’un ensoleillement suffisant », a-t-il constaté.

Il a ajouté que NAWEC pallie ce problème en s’approvisionnant en électricité auprès de la Guinée et du Sénégal, en plus de ses propres générateurs.

Actuellement, le mix énergétique de NAWEC se compose d’environ 15 % d’énergie solaire et de 85 % d’énergie thermique, principalement issue du fioul lourd (HFO), et d’énergie hydroélectrique provenant de Guinée. M. Saidy a souligné que le principal inconvénient du solaire réside dans le coût et la complexité technologique du stockage de l’énergie.

« Pendant la journée, disons de 9h à 16h, 17h ou 18h, tout va bien s’il ne pleut pas et qu’il n’y a pas de nuages ​​», a-t-il expliqué. « Il faut un système de stockage, et cette partie est relativement coûteuse. Les progrès technologiques pourraient permettre de réduire les prix des grandes capacités de stockage, offrant ainsi une plus grande flexibilité dans la gestion de l’énergie, par exemple pour le stockage le soir, la nuit, à minuit ou pendant l’été. »

Pendant la saison des pluies, NAWEC s’approvisionne jusqu’à 80 % de son énergie auprès de la Guinée, complétée par des importations du Sénégal et des sources hydroélectriques, que M. Saidy a qualifiées de respectueuses de l’environnement. Interrogé sur les efforts déployés par le pays pour passer entièrement à l’énergie solaire, M. Saidy a déclaré que la Gambie pourrait disposer d’une capacité suffisante en énergie solaire d’ici trois ans.

« Les centrales solaires de Jambur et de Soma ont actuellement une capacité respective de 23 et 50 mégawatts. Avec d’autres projets potentiels en cours de développement et d’autres sources d’énergie solaire, nous pourrions atteindre 150 mégawatts d’ici trois ans. Dans les deux ou trois prochaines années, nous devrions disposer d’une capacité suffisante en énergie solaire », a-t-il affirmé.

Il a toutefois souligné l’importance cruciale des investissements dans le réseau de distribution d’électricité.

« On peut produire de l’électricité, mais si l’on n’a pas la capacité de la distribuer en toute sécurité, on rencontre un problème. C’est pourquoi nous investissons massivement dans le réseau, afin de l’améliorer et de le moderniser. L’objectif est d’atteindre une tension de 225 kilovolts », a conclu M. Saidy.


Source: Foroyaa Gambia

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