Shein épinglé pour la vente de poupées sexuelles à caractère pédopornographique

Shein épinglé pour la vente de poupées sexuelles à caractère pédopornographique

Shein épinglé pour la vente de poupées sexuelles à caractère pédopornographique

Ce vendredi 31 octobre, la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a saisi le procureur de la République. Selon ses services, la plateforme Shein a proposé à la vente des « poupées sexuelles à caractère pédopornographique » — des objets de la taille d’un enfant d’un an. Le descriptif du produit est glaçant : « poupée fantastique pour homme solitaire (…) jouet de masturbation masculine avec corps érotique, vagin et anus réalistes ». Prix affiché : 186,94 euros. « Il y a même des commentaires d’acheteurs, s’est indignée Alice Vilcot-Dutarte, porte-parole de la DGCCRF, citée par Libération. Un signalement a été fait à la plateforme, lui suggérant de mettre en place rapidement les mesures appropriées. » Shein France affirme avoir immédiatement retiré les produits incriminés, une dizaine au total. Ces articles auraient été mis en ligne par des vendeurs tiers « utilisant la marketplace pour commercialiser leurs produits », explique un reportage diffusé au 20h de TF1. « Ce type de contenu est totalement inacceptable. Nous renforçons nos dispositifs internes afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise », a déclaré Quentin Ruffat, porte-parole de Shein. La DGCCRF rappelle que « la diffusion de représentations à caractère pédopornographique est passible de sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende ». Le défaut de filtrage, lui, peut valoir jusqu’à trois ans de prison et 75 000 euros d’amende. Les usines chinoises tremblent L’affaire est désormais entre les mains du parquet de Paris. De l’autre côté du globe, à Shenzhen, la tension monte. Dans les usines de cette ville industrielle chinoise, près de 30 000 poupées féminines pour adultes sont produites chaque année, destinées principalement aux États-Unis, à l’Allemagne et à la France. Si la dirigeante d’une des principales usines assure ne pas être à l’origine des modèles vendus sur le site de Shein, elle craint pour l’avenir de son entreprise. « Cela aura un impact majeur sur notre secteur », déplore-t-elle, évoquant des conséquences dramatiques pour « des dizaines de milliers d’emplois ». Ce scandale rappelle celui d’Amazon, en 2020, après la découverte de poupées similaires représentant des enfants. L’usine incriminée avait alors été interdite de vente pendant plusieurs mois. L’affaire survient à un moment particulièrement sensible pour Shein, qui s’apprête à s’installer au BHV Marais à Paris — une décision déjà largement contestée. Ce lundi 3 novembre, plusieurs associations de lutte contre la pédocriminalité ont mené des actions coup de poing à l’entrée du grand magasin pour protester contre l’arrivée de la marque dans la capitale. La direction du BHV, par la voix de Karl-Stéphane Cottendin, a condamné « fermement » ces pratiques mais maintient son partenariat : « Ce qui sera vendu au BHV sera conforme, respectera la législation française et européenne. Régulariser les marketplace est un enjeu particulièrement important », …


Source: Vanity Fair

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