En Espagne aussi, la femme du Premier ministre est la cible de rumeurs transphobes

En Espagne aussi, la femme du Premier ministre est la cible de rumeurs transphobes

En Espagne aussi, la femme du Premier ministre est la cible de rumeurs transphobes

Cette semaine à Paris, dix prévenus ont été jugés pour des accusations de cyberharcèlement à l’encontre de la Première dame Brigitte Macron, visée par une persistante rumeur transphobe depuis des années. Mais elle n’est pas la seule : en Espagne, la femme du Premier ministre Pedro Sánchez, Begoña Gómez, est elle aussi la cible de telles accusations. « On dit qu’elle est transgenre, comme si c’était une insulte. Quel est votre avis là-dessus ? » a ainsi demandé au politicien Carla Antonelli, première personne trans élue députée régionale en Espagne, issue du parti Más Madrid. Elle a évoqué, citée par La Sexta, « une animosité particulière » envers son épouse et « la campagne visant à la surnommer Begoño et à insinuer qu’elle était une femme transgenre, comme si cela était dégradant, injurieux et péjoratif ». « Que pensez-vous du fait que la transphobie a été utilisée comme une arme contre votre épouse, ce qui en dit long sur l’invasion que les personnes transgenres ont subie ces dernières années ? » a-t-elle insisté. « De nombreuses lignes rouges ont été franchies sur le plan personnel », a répondu le Premier ministre, rappelant que de telles rumeurs ont « également visé l’épouse » des présidents français et américain Emmanuel Macron et Barack Obama. Avant Brigitte Macron, Michelle Obama avait en effet été accusée d’être une femme transgenre. Si les premiers bruits de couloir datent de l’élection de son mari, l’ancienne First Lady a de nouveau été prise pour cible récemment. Donald Trump Jr, pas le dernier dans le partage de mèmes outrageux et de fake news, a réagi sur Instagram, partageant une image retouchée de Barack Obama embrassant son épouse sur la joue. « Personne ne s’est plaint quand Michelle Obama a installé un urinoir dans sa salle de bain », peut-on lire, une réponse plus qu’inappropriée aux critiques envers la destruction d’une aile entière de la Maison-Blanche, par son père, pour la création d’une salle de bal. Pour simple commentaire, le fils aîné de Donald Trump a ajouté trois smileys morts de rire. Le président du gouvernement espagnol a également dénoncé « une logique qui va au-delà de l’Espagne », « commune dans les mouvements d’ultradroite qui s’en prennent personnellement aux femmes ». Sur le fond de la question posée par la sénatrice, le Premier ministre a affirmé sa volonté d’avancer encore plus sur les questions sociétales dans le pays : « En ce qui concerne la transsexualité, la loi a constitué une avancée significative. Ce sont des droits que nous devons consolider. Ou encore le droit à l’interruption volontaire de grossesse. Dans la communauté de Madrid, seulement 1 % des avortements sont pratiqués dans le secteur public, ce qui n’est pas le cas dans d’autres régions d’Europe. » En plus de ces rumeurs transgenres, Begoña Gómez est au cœur de l’actualité : le mois dernier, le Tribunal supérieur de justice de Madrid a déterminé que la plainte déposée par le Parti populaire, demandant la tenue d’une enquête sur la femme d’a…


Source: Vanity Fair

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