« C’est une honte ! » : Le capitaine Abdoulaye Sy brise le silence sur le fiasco du…
« C’est une honte ! » : Le capitaine Abdoulaye Sy brise le silence sur le fiasco du…
LUANDA- « Nous sommes à deux doigts de pleurer… c’est inacceptable ». C’est le terrible constat dressé par Abdoulaye Sy, capitaine de l’équipe nationale de basket-ball de Guinée, bloquée à Luanda dans des conditions logistiques « révoltantes ». Entre lits partagés à deux pour des athlètes de deux mètres et menaces d’expulsion d’hôtel pour factures impayées, les joueurs du Syli crient au scandale face au silence assourdissant des autorités de Conakry. Au micro d’Africaguinee.com, l’ailier guinéen dénonce le manque de respect envers une génération dorée qui ne demande qu’à honorer sa patrie sur la scène mondiale. Un témoignage choc. Exclusif !!! AFRICAGUINEE.COM : Vous traversez actuellement une situation délicate à Luanda. Pouvez-vous nous expliquer concrètement ce qui se passe ? ABDOULAYE SY : Franchement, pour être honnête avec vous, c’est un peu honteux et inquiétant. Dans le sens où, aujourd’hui, la Guinée fait partie des meilleures équipes africaines en termes de basket-ball, et malheureusement, cette situation nous fait un peu honte. Elle ne fait pas du tout honneur à notre pays. Nous sommes venus pour défendre les couleurs du pays en pensant que nous avions dépassé un certain stade, c’est-à-dire qu’on ne pourrait plus être inquiétés par des histoires pareilles. Mais malheureusement, force est de constater que c’est encore vraiment compliqué. Selon nos informations, votre délégation est actuellement bloquée à l’hôtel en raison de frais d’hébergement impayés. Pouvez-vous nous expliquer ce qui se passe ? Je dirais presque que tout ne va pas. Parce que, malheureusement, cela a aussi contribué au fait que, quelque part, on a perdu nos deux derniers matchs ici, des matchs qui étaient pourtant importants pour nous pour la suite de la compétition. Mais là, ce qui se passe, c’est que nous sommes bloqués à l’hôtel. Apparemment, il y a des frais d’hôtel qui ne sont pas réglés, des frais qui n’ont pas du tout été payés. Ça, c’est la situation actuelle, au jour d’aujourd’hui. Le président et certains supporters qui étaient venus nous voir — c’est-à-dire les ressortissants guinéens ici — ont dû payer une partie, je pense. Les gens de l’ambassade sont venus aussi pour discuter un peu avec ceux de l’hôtel pour qu’ils nous laissent un peu de lest à l’hôtel, pour qu’on puisse manger, etc. Mais la situation n’est pas du tout réglée. On est encore en attente que les notes soient payées, que les frais soient réglés pour qu’on puisse partir d’ici. Sinon, on pourrait malheureusement rester bloqués ici, de ce que j’ai appris. Après, est-ce qu’ils vont le faire ? Ça, je ne sais pas. Mais pour l’instant, c’est ça la situation actuelle. Là, à l’instant T où je vous parle, c’est ça. Comment vivez-vous, vous et vos collaborateurs, cette situation, en tant que professionnels du sport ? C’est, comme je l’ai dit, c’est une honte en fait. Parce que nous, nous avons des familles, nous avons des clubs, des agents… On est face au monde, au jour d’aujourd’hui. Franchement, c’e…
Source: Africa Guinée
