OGP : derrière le limogeage d’Aladji Cellou, un bilan et une…
OGP : derrière le limogeage d’Aladji Cellou, un bilan et une…
Le limogeage simultané du Directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), Aladji Cellou, et de son Directeur général adjoint, Janneot Coumbassa, continue de susciter de nombreuses interrogations. Une question revient avec insistance : si la hiérarchie était informée depuis plusieurs mois des agissements reprochés au DGA, pourquoi celui-ci a-t-il été maintenu à son poste jusqu’au jour où il s’est retrouvé au cœur d’un incident avec son supérieur hiérarchique dans le bureau de ce dernier ? Et pourquoi la sanction finale a-t-elle concerné les deux responsables ? Une autre chronologie des faits retient également l’attention de nombreux observateurs. Mandian Sidibé, l’ancien directeur général de l’OGP auquel Aladji Cellou avait succédé, faisait l’objet de poursuites judiciaires portant notamment sur des faits présumés de détournement de deniers publics. Placé en détention, il a été remis en liberté pour des raisons de santé le 15 juin 2026. Le même jour, Aladji Cellou, dont plusieurs observateurs saluent le redressement financier de l’OGP, a été convoqué par la justice afin de produire un rapport de gestion. Avant même la remise de ce rapport, une enquête portant sur des faits présumés de détournement de deniers publics a été ouverte. Treize jours plus tard, le 28 juin, il était limogé à la suite de l’incident qui l’a opposé à son directeur général adjoint. Pour certains observateurs, cette succession d’événements est troublante. Ils s’interrogent sur le fait que les difficultés judiciaires d’Aladji Cellou aient commencé avant même son limogeage et estiment que cette chronologie mérite d’être examinée avec attention. En attendant que toute la lumière soit faite sur cette affaire, il paraît utile d’examiner un autre aspect du dossier : le bilan de gestion d’Aladji Cellou après dix-huit mois à la tête de l’OGP. À son arrivée, le nouveau directeur général héritait, selon les données du procès-verbal de passation de service, d’une entreprise lourdement endettée, avec près de 80 milliards de francs guinéens de dettes, auxquels s’ajoutaient six mois d’arriérés de salaires. Dix-huit mois plus tard, toujours selon les données du procès-verbal de passation de service, le tableau présenté est sensiblement différent. Près de 14 milliards de francs guinéens de dettes héritées, notamment vis-à-vis des fournisseurs et au titre des salaires, auraient été apurés. Durant la même période, l’entreprise aurait reversé 14 milliards de francs guinéens de taxes à l’État, tout en évitant de contracter de nouvelles dettes. Plus significatif encore, l’OGP laisserait, au 30 juin 2026, une trésorerie positive de 13 milliards de francs guinéens, un niveau particulièrement élevé au regard de la situation financière héritée, alors même que le capital social de l’entreprise est de seulement 2 milliards de francs guinéens. Cette trésorerie permettrait, à elle seule, d’assurer le paiement des salaires jusqu’à la fin de l’année, même en l’absence de tout recouvrement suppléme…
Source: Guinée7
